COMMUNIQUE DE PRESSE DE JEAN-YVES LE DEAUT
Député de Meurthe-et-Moselle
Premier Vice-président du Conseil régional de Lorraine

Dans son intervention d’autosatisfecite lundi soir, le chef de l’Etat déclare que « le secteur automobile représente 10% de la population active ». Cela équivaudrait donc à 2,5 millions d’actifs. C’est une aberration de plus.

La construction automobile à proprement parler (équipements, accessoires, intermédiaires et sous-traitants) ne représentent que 3% des actifs de l’automobile (un peu moins de 750 000 emplois). Les 7% de différence, correspondent à « l’usage » de l’automobile (réparation, assurances, crédits, vente de carburants, casses…) et au transport routier, qui inclut la construction et l’entretien des routes !

Remettons les pendules à l’heure, les chiffres dans le bon ordre et obligeons le Chef de l’Etat à ne pas leurrer les français.

En réalité, Nicolas Sarkozy fait, volontairement, un amalgame pour tromper les Français et justifier le soutien du gouvernement à quelques entreprises (un prêt de 6 milliards d’euros) à défaut d’aider le pouvoir d’achat des ceux qui subissent de plein fouet la crise.

Une fois de plus sa colère contre des « dirigeants  malhonnêtes » est simulée pendant que le l’Etat, premier actionnaire de nombreuses entreprises, laisse faire.

La Lorraine est la première victime des lacunes de Monsieur Sarkozy et de son gouvernement en matière de politique industrielle et d’emploi. Continuer à vouloir tromper les Lorrains par des belles phrases et des fausses promesses est une erreur.

C’est pourquoi, aux côtés de Jean-Pierre Masseret, nous souhaitons poursuivre et renforcer la politique ambitieuse de recherche, d’innovation et de développement économique dans laquelle nous avons engagé la Lorraine. Pour notre part, nous avons voulu, sur le terrain et par des actions concrètes, préparer l’avenir en anticipant les mutations économiques que nous subissons.

Pour les six années à venir, avec la confiance et le soutien renouvelé des Lorrains, nous continuerons sans cesse d’innover localement pour compenser une politique nationale désastreuse.

Le 26 janvier 2010